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The cage already there around the bird [Colombe]

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MessageSujet: The cage already there around the bird [Colombe] Dim 27 Juil - 15:23


mad world
Honey & Chess




Savais-tu que, chez les humains, les oiseaux ne sont jamais libres? Savais-tu que leur monde se résume à des lignes de fer, et toujours le même paysage? T'imagines-tu ces animaux, tes proies, enfermés, retenus prisonnier par une cruauté digne des bipèdes, alors que tu les as toujours vu plein de vie, volant autour de toi, libre? Non, tu ne peux pas. Tu ne les vois que comme des futurs repas, comme du gibier à ramener au camp, n'est-ce pas? Et paradoxalement, tu rêverais de leur ressembler. D'un certain côté, tu en es un, d'oiseau. L'oiseau dans sa cage, coupé du vrai monde, coincé dans un espace clos, incapable de t'envoler, de t'échapper, de t'enfuir de cette prison. On te regarde, on te contemple, et tu ne peux que rester là, à leur offrir ce qu'ils veulent. C'est cela : ta vie est une cage. Les barreaux n'existent pas, pourtant. Tu les créer. Et c'est là toute la complexité de la chose. A la différence des volatiles, tu ne cherches pas à sortir de cette cage. Tu as peur d'en voir l'extérieur, de voir le monde avec des yeux nouveaux. Un vrai regard. Et pas un où s'entassent les couches de ton ignorance. Pourtant, je suis sur que tu serais ravie de le contempler, ce monde. Si seulement tes yeux pouvaient s'y ouvrir, s'y attacher. Tu n'as pas d'ailes, tu n'es pas une proie qui risque de mourir une fois relâcher dans la nature. Tu es une guerrière, un félin. Et malgré tout, tu trembles de peur. Mais peut-être n'est-ce pas à toi de l'ouvrir, cette cage. Peut-être que tu attends que quelqu'un le fasse pour toi, non? N'y a t'il rien de plus pitoyable que cela.. n'as tu donc aucune fierté? Regarde toi, regarde les. Ta peur et tes mensonges forment ta cage. Mais rien ne t'empêche des les effacer, de te mettre à nu, de montrer ta nature aux autres; Rien, sauf toi. Tu ne peux pas, ne veux pas te brûler les minces ailes de courage qui te portent, qui t'aident à supporter cette "réalité". Parle t'on de courage, ou bien de lâcheté? Car entre les deux, je ne vois guère de différence, pour ne pas dire "aucune". Et ne soupires pas ! Ne soupire plus. Cesse de te lamenter, de te plaindre, quand tu n'as pas le cran de changer ta condition pathétique et ridicule. Ravale tes larmes. Elles ne valent pas d'être gâché pour cela. Oublie le nœud dans ta gorge. Ignore ce cœur qui se serre dans ta poitrine. Ignore les. Dans la vie que tu mènes, que tu as choisie, il n'y a de place pour aucun d'entre eux.

Tes jambes se plient. Tu sautes, et atterri sur la rôche, à côtés des grands saules qui longent la frontière, egayant l'endroit de leur feuilles insolites, et dansant dans le vent qui emporte tes pensées. Le ciel est sombre, l'air est lourd et chaud. Le soleil peine à percer les épaisses couches de nuages qui encombrent le ciel. Bien mieux nombreux que ceux dans ta tête. Un vent frais vient te caresser le pelage, emportant avec lui les feuilles accumulés sur ton support, dans une dense estivale. Quelques oiseaux passent au dessus de ta tête en chantant. Tu les regardes tristement passer. Ta seule envie est de sentir des ailes pousser dans ton dos pour pouvoir les rejoindre. Sans elles, tu toucherais le sol. Le réveil serait brutal. Tu soupires. Encore. Ne se passe pas une journée où tu ne le fais pas. D'ennui, de tristesse, d'agacement, de peur... peu importe. Tous ces critères sont capables de s'assembler en un seul de ces souffles qui échappent à ta bouche. Ton corps se détend. Il n'y a aucun bruit autour, pas une âme. Et c'est ce que tu aimes, ici. Le peu de félin qui y passait. La plupart du temps, tu étais seule, tranquille avec ta solitude et tes pensées noires. Tu attendais qu'elles se désagrègent pour rentrer au camp. Chaque fois que tu venais ici, c'était souvent à cause d'un accident. Par exemple, avoir été un peu "toi" au clan, avoir laissé ton masque se fissuré. Tu venais là reprendre un semblant de consistance et de courage. Non. De lâcheté. Et puis, tu rentrais et te remettais dans cette triste mascarade, déguisé et pleine de joie. Je ne fais plus de commentaires. Ce n'est pas ma place. Mais la pitié reste là. Elle ne s'en va pas. Elle reste planté au fond de ta tête, là où je séjourne. Et j'aimerai qu'un jour, tu me laisses sortir, me laisse m'exprimer par ta bouche, me laisse montrer au monde ce qui cloche chez toi. Et que ta beauté cadavérique n'a rien à envier à leur aveuglement et leur suffisance. Ho oui, j'aimerais tellement. Mais tu préfères me renfermer dans ton esprit, me bloquer, me laisser regarder la même scène, tout les jours. Et je m'en mords les doigts. Et je ris de toi.. tellement. A deux, tout serait plus simple, pourtant. Toi, moi. L'écume et le rêve. L'ombre du soleil. Si seulement tu arrêtais de te cacher, de te voiler la face.
Tu décides de descendre de ton point d'appui. Tes pattes touchent le sol sans un bruit. Tu n'es qu'un coup de vent pour lui. L'herbe chaude sous toi frôlent tes membres, les encerclent dans une tentative de réconfort. Tu ne bouges pas, et profitent de cette sensation. S'il n'y a que le vent pour te donner confiance et calme, ainsi soit-il. Mais n'oublies pas qu'il pourrait tout aussi bien te blesser, te gifler. Ne te perds pas trop dans ce rêve, cette idylle de volupté. Quand tu t'y attends le moins, ce sont souvent tes proches qui te poignardent. Et cette solitude, elle, commencera par t'étouffer dans ses bras glacés, jusqu'à ce qu'elle ne t'enfermes dans cette cage, jusqu'au moment où il n'y aura plus de clé pour l'ouvrir, plus de porte à franchir... plus rien. Tu le sais pourtant. Tu en es conscientes. Mais tu ne cherches pas à l'empêcher de te coincer dans une bulle de mensonges. Au contraire.. tu sembles l'attendre avec impatience. Si tu t'y verrouilles, je disparaîtra; moi, la seule paroi de raison qu'il te reste, le mur qui ralentit ton processus de décomposition. Tu n'es qu'une cadavre maquillé. Le sosie parfait de celle que tu aurais pu être. Mon sosie. Tu lèves les yeux vers les deux grands arbres morts et t'y avances. Cette même question te turlupines... pourquoi ne bouges t'ils jamais? Et bien, ils sont comme toi, ils ne changent pas. Ils sont froid. Ils sont coincés dans la terre, prisonnier des entrailles du monde. Tu marches le long de leur corps glacé. Que se passerait-il si on les rejoignait? Encore une fois, la comparaison avec nous deux peut se faire. Mais ce ne sont pas des branches qui nous séparent. C'est une barrière de l'âme et de l'esprit. Mais viendra le jour où tu comprendras que tu as besoin de moi. Et ce jour là, tout sera plus simple, plus fluide. Ce jour là, ta vie pourra avoir un vrai sens. Un bruit te fais relever la tête. Tu te crispes d'un coup. Les idées défilent dans ta tête, comme d'habitude. Mais tu ne vois rien de plus que l'herbe abondante à tes pieds. Puis, une silhouette se forme au loin. Une forme féline, légèrement plus grande que toi. Tu souffles, tremblante. L'odeur ne te dit rien. Une étrangère. Ou bien l'un de ces chats qui vive retirer , les solitaires. Bientôt, elle se fait plus forte, tu y reconnais l'odeur poisseuse du clan de la rivière.. Il est temps pour moi de faire profil bas, et d'admirer ton magnifique jeu de comédienne. Tu ravales un gémissement paniqué, te racles la gorge, et annonce d'une voix qui se veut stable et forte:

« Qui va là? »
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MessageSujet: Re: The cage already there around the bird [Colombe] Lun 28 Juil - 11:25

Le silence. C'était là le maître mot qui défilait dans l'instant qui s'écoulait. Mais qu'appelle-t-on le silence exactement ? Même le silence a un bruit, n'y aviez-vous jamais prêté attention ? Une sorte de bourdonnement dans les oreilles quand on s'attarde à l'écouter. Oui, le silence trahit une mélodie sourde à qui veut bien l'entendre, qui s'échappe lorsque le véritable bruit d'extérieur vient siéger à sa place.

Dehors, l'air est lourd. Le bourdonnement retend.
Les nuages défilaient dans un ciel limpide qui trahissait l'orage naissant au loin. Ces nuages avaient des aspects de fumée de volcan et s'élevaient très haut. Ils défiaient les cieux, s'imposant en purs maîtres alors qu'ils n'en étaient rien. Ils striaient le ciel de rayures blanches à quelques endroits, mais ces rayures étaient épaisses et condensées. Comme une griffure profonde sur un pelage uniforme et clair. Comme une longue morsure, une balafre, une estafilade. Sauf qu'à la différence d'être rouge sang, cette rayure était blanche à l'aspect de coton. Aucune comparaison en tête...

Le sol était sec, manquant de pluie, cette même pluie qui avait cessé de tomber depuis des jours et des jours. Une période de sècheresse, peut-être. Mais au moins, l'orage balayerait les dégâts causés et l'herbe retrouverait ses couleurs. Peut-être ?

On aurait pu dire qu'il n'y avait aucune brise, mais ç'aurait été trop facile. Non. Il n'y en avait certes quasiment pas, mais dès qu'elle soufflait, c'était comme des gouttes glacées sur un corps de braise. Un énorme soulagement, des soupirs qui fusaient de partout, dont leur souffleur profitait de la température légèrement abaissée durant quelques instants pour espérer avoir moins chaud. Mais une fois ces instants terminés, l'activité reprenait, les soupirs se transformaient en plaintes, en gémissements, en grognements. Chacun avait sa façon de s'exprimer. Les petits piaillaient, les reines soupiraient de frustration, les guerriers rechignaient et les apprentis gémissaient ; en généralisant, c'était à peu près cela.

Une forme se découpa de l'activité du camp pour se diriger vers la sortie de celui-ci. Elle était élancée, svelte, le visage serein et le poil parfaitement blanc et lisse. Il brillait sous les assauts des rayons du soleil torride, comme pour le défier. Mais l'astre rouge ne fléchissait pas. 
La silhouette mince continuait sa trajectoire sans la dévier. Elle seule ne semblait ne pas se soucier de la chaleur qui enveloppait le territoire et allait presque jusqu'à bluffer les félins qui l'entouraient. Ses yeux bleus clignèrent quelques instants, puis elle acheva le parcours en posant une patte en-dehors du camp.

La température restait la même. Mais la chatte voulait trouver un endroit frais et agréable pour permettre à ses guerriers de se reposer quelque peu. Car oui, sous leurs fourrures épaisses, ils abritaient des milliers de gouttes de sueur et elles rendaient le travail désagréable.

Une illumination traversa l'esprit de la femelle blanche, qui marqua une courte pause. Oui. Elle savait où aller, même si elle prenait un risque. Mais c'était là la seule solution - la meilleure - qu'elle avait en tête et elle ne pouvait pas se permettre de réfléchir encore pendant des minutes et des minutes.
Déjà la brise revenait, plus forte, plus présente. La meneuse blanche était maintenant sûre de là où elle voulait se rendre, et personne ne l'y empêcherait de s'y rendre. Le vent glissait sur sa fourrure immaculée sans toutefois atteindre sa peau ; ses poils se hérissèrent naturellement.

L'ombre des rochers lui parvint et lorsqu'elle posa une patte sur la surface grise, elle leva les yeux vers le territoire ennemi qui s'étendait juste en face. Oui, c'était vraiment une quête risquée, mais il faisait tellement meilleur ici, à l'ombre, face au vent.
Quand soudain, elle détecta la présence d'un ennemi.
Elle se glissa entre les parois d'un rocher voisin et avisa la petite silhouette qui se découpait au loin ; elle s'immobilisa. La meneuse avait été repérée.
La chatte avança un peu plus, sur ses gardes.

  « Qui va là? »

Presque aussitôt, la femelle blanche se détendit. L'ennemi ne cherchait pas d'ennuis ; tant mieux, elle non plus. Elle s'extirpa de sa cachette et marcha vers son adversaire, face au vent, les yeux étrécis, et répondit :

« Ce n'est que moi, Etoile de la Colombe. Que fais-tu ici ? »

Sa voix était neutre et ne trahissait ni faiblesse ni un sous-entendu accord avec l'ennemi. Elle s'assit nonchalamment et attendit une réponse de la part de l'autre.
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MessageSujet: Re: The cage already there around the bird [Colombe] Sam 23 Aoû - 23:10

Ces deux membres étant parties. Je verrouille et j'archive.
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MessageSujet: Re: The cage already there around the bird [Colombe]

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